UNIVERSITE D’ETE

Le journal Sud-Ouest titrait ce 4 septembre : Les centristes de la majorité parlementaire tirent les leçons de leur université d'été.

Né sur les décombres de l'UDF il y a dix-huit mois, le Nouveau Centre est encore à la recherche de sa notoriété en Gironde. Mais ses dirigeants s'emploient à exister politiquement, à commencer par son président, le mérignacais Thierry MILLET, toujours prêt à marquer son indépendance au Conseil de CUB comme lorsqu'il refusa de voter en faveur du projet Arena, au contraire de l'UMP et bien sûr du PS. Au retour de leur université d'été à Barbaste,

en présence du ministre de la défense et président national Hervé Morin, les centristes côté droit ont donc éprouvé le besoin de rappeler leurs positions.Dans un monde en complète évolution politique, ils se flattent de conserver le même cap : “Tout bouge autour de nous mais nous demeurons fermes sur nos principes habituels : l'humanisme, le libéralisme et l'Europe. Même s'ils prétendent ne pas vouloir polémiquer avec leurs anciens amis passés au MoDem, ceux-ci reviennent vite dans leur propos. “La politique est affaire de symbole. Voir notre ancienne partenaire, Marielle de Sarnez aux côtés du communiste Robert Hue nous a un peu surpris” glisse Thierry Millet. “On ne pourra jamais reprocher au Nouveau Centre d'être allé à la pêche aux voix”. Et de citer les oppositions avec l'UMP sur le fichier Edwige ou la loi Hadopi.

Il y aura donc une liste NC autonome aux régionales, conduite par le député-maire d'Agen, Jean Dionis du Séjour. Et par conséquent une liste girondine où l'on devrait retrouver parmi les 37 noms ceux des personnalités les plus connues : “Comme ailleurs, le plus difficile sera de faire des choix”, assure Thierry Millet. Lorsqu'on évoque le risque d'une “gamelle” sur des terres a priori peu propices, Philippe-Adrien Bonnet, candidat aux municipales bordelaises commence d'abord par protester, puis complète : “N'oubliez pas que nous n'avons que dix-huit mois d'existence officielle, mais cela n'a pas empêché des personnalités comme Jean-Marie Cavada, Martin Hirsch, Alain Lamassoure ou Michel Mercier de venir nous voir à Barbaste”.

Sud-Ouest, Hervé Maturin.

 


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