FORFAIT HOSPITALIER

Le Nouveau Centre est très réservé quant à l'opportunité d'augmenter le forfait hospitalier pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Pour plus d'information, lire notre  fiche thématique n°5

 


Un commentaire

  1. bruno canovas

    Le forfait hospitalier fait partie du reste à charge pour le patient hospitalisé et correspond à une participation aux frais « d’hôtellerie ». Il faut ramener les 16 ou bientôt 18 euros demandés, au coût réel d’une journée d’hospitalisation : 1 200 euros en médecine (dont 250 euros environ de reste à charge) , 1 500 à 5 000 euros en chirurgie ou dans certaines spécialités coûteuses, (dont 500 à 900 euros de reste à charge). En fait les frais d’hôtellerie seraient plutôt de l’ordre de 40 euros quotidiens.

    Vous voyez d’emblée l’importance du reste à charge quotidien, qui justifie la nécessité d’adhérer à une complémentaire et qui relativise beaucoup les deux euros d’augmentation du forfait hospitalier.
    Il serait peut être plus judicieux de se concentrer sur le détail assez exorbitant du prix de journée, que l’on justifie par la technicité croissante, des frais de personnels admis comme incompressibles et exponentiels, des missions d’enseignement confiées à l’hôpital public. Les récentes Agences Régionales de l’Hospitalisation dotées de nouveaux pouvoirs, sont supposées diminuer le légendaire gaspillage hospitalier.

    Le « reste à charge » est cependant réduit voire annulé dès lors que l’on possède une complémentaire, qu’on entre dans le cadre d’une A.L.D. (affection de longue durée exonérante) , C.M.U. ou autre Aide Médicale Etat pour les étrangers de passage plus ou moins prolongé.

    Il faut savoir que 8 % des français n’ont pas de mutuelle. C’est souvent parce que la dépense est trop importante, mais parfois parce qu’on préfère s’auto-assurer. (mettre de l’argent de côté en cas de pépin de santé).

    Au total, rares sont les gens pour qui le reste à charge est conséquent et, comme la France est généreuse, il y aura toujours une assistante sociale attachée à l’établissement qui pourra vous rendre service et solliciter des dispositifs d’exception.

    En vérité, guerroyer contre le forfait hospitalier, c’est défendre d’abord les intérêts des complémentaires, ce monde opaque, qui redistribue seulement 70 % des sommes qu’on lui verse et encore à 15 % des adhérents.

    Prendre garde qu’on ne prenne pas trop d’argent dans la poche des Français est tout de même un objectif louable pour le Nouveau Centre, mais il faut aller au fond des problèmes.

    Cet avis n’engage que moi, bien entendu.

    Bruno Canovas

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